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Entrée dans la baie de Nootka à bord du HMS Discovery, 1792

Le capitaine George Vancouver a souri lorsqu’il a reconnu l’odeur et qu’il a aperçu le paysage familier de la côte de la Colombie-Britannique. Cette visite était remplie de responsabilités, contrairement à ses visites précédentes en tant qu’aspirant de marine sous les commandes du capitaine Cook. Parfois, il s’ennuyait de la désinvolture insouciante de sa jeunesse. Il ne pouvait pas s’empêcher de se perdre dans ces pensées alors qu’il regardait les pitreries de son mousse de cabine et de son aide-cuisinier un peu fou des Caraïbes.

«  Oiseau de malheur », a murmuré Simon après s’être frappé la tête sur la basse cloison de la cabine.

À douze ans, même s’il ne mesurait que 5’ 2” et qu’il avait un petit gabarit, Simon était déjà trop grand pour le navire. Une grosse meurtrissure a commencé à paraître sur son sourcil alors qu’il attachait son pantalon de toile.

« On dirait que c’est le prix à payer pour avoir utilisé la tête du capitaine. Si jamais il m’attrape, je vais avoir plus qu’une bosse, mais ça vaut la peine », a-t-il pensé. « Le bout effiloché du câble que le capitaine utilise est beaucoup plus doux que les grosses fibres qu’utilisent les membres de l’équipage. Mon derrière mérite ce qu’il y a de mieux », a-t-il pensé en riant avant de commencer ses tâches en tant que mousse de cabine du capitaine. Il a nettoyé le bureau dans la grande cabine et il a placé le télescope, le sextant, la boussole et le journal de bord exactement où le capitaine voulait qu’ils soient.

Le capitaine Vancouver est entré en trombe au moment où Simon s’éloignait du pupitre. « À la coquerie, moussaillon! Rapporte-moi à manger et pas ces affreux biscuits du navire. Ils sont pleins de charançons. Dis à monsieur Georges d’envoyer une bouteille de vin. Je me sens bien aujourd’hui. Les vents sont bons, la mer est rapide et je peux sentir la terre. »

« Oui, monsieur. » Simon s’est tourné pour partir.

« Est-ce un nouveau bleu sur ta caboche? » a demandé le capitaine d’un air soupçonneux.
Simon a réagi rapidement. « Ah! Oui, monsieur. J’ai trébuché en sortant de mon hamac pour me rendre au quart du matin. »

Simon est sorti rapidement avant que le capitaine ait le temps de répondre. Il n’aimait pas mentir, mais son histoire était à moitié vraie. Miguel était son meilleur ami. Ils étaient les plus jeunes à bord. Il aimait jouer et se chamailler, même si cela devenait parfois sérieux.

Miguel dormait à côté de Simon sur les ponts des couchettes et selon les règlements, seulement quatorze pouces séparaient les hamacs. C’était la distance entre le coude de Simon et le bout de ses doigts. Plus tôt ce matin-là, cela avait été facile pour lui de se pencher et d’enfoncer le bout brisé d’un cabillot dans le trou du hamac percé de Miguel. Simon avait piqué Miguel dans la cuisse et son ami s’est réveillé en criant. Il a donné un coup de bras. Simon avait anticipé le coup et a roulé sur le pont en riant comme un fou.  Il s’est précipité sur la planche d’embarquement jusqu’au pont principal,  a renversé le sablier et s’est dirigé vers la cabine du capitaine pour commencer sa journée.

C’est donc avec prudence que Simon est entré dans la cuisine. Miguel était aide-cuisinier et il se mettait facilement en colère. Il venait de l’île de Cuba, dans les Caraïbes, et il avait une sorte de long lézard vert tatoué sur la poitrine. Les yeux rouges du lézard brillaient comme des charbons brûlants lorsque Miguel était fâché et Simon a reconnu l’avertissement. Un des petits blocs du navire a volé à côté de l’oreille de Simon et a atterri avec fracas parmi les chaudrons et les plats.

Le cuisinier du navire s’est éloigné rapidement de son ragoût et a crié aux garçons. « Monsieur George ne permet pas de bataille dans sa cuisine! Ce bruit ressemblait à une bordée et monsieur Georges va ajouter les deux oursins que vous êtes à la liste du boucher. Portez attention à monsieur Georges ou il appellera le maître d’équipage. Le maître d’équipage vous attachera au grillage et il sortira son chat à neuf queues pour vous flageller. »

Le cuisinier avait l’étrange habitude de parler de lui à la troisième personne. Ses bras étaient aussi larges que le mât de misaine et son corps aussi solide que le cabestan. « Maintenant, retournez tous les deux dans la cale et rapportez-moi une bouteille de vin du capitaine. »

La chicane était terminée et les garçons se sont tournés pour partir, prêts à monter sur le pont supérieur et jusqu’au gaillard à la proue du navire.

« Attendez! », a crié le cuisinier en lançant un citron à chacun des garçons. « Monsieur Georges ne veut pas que ses aides attrapent le scorbut. »

Les garçons détestaient le goût du citron. Cependant, ils n’ont pas résisté et en fait, ils ont avidement mangé le fruit amer. Ils se sont regardés, ont fait des grimaces, se sont resserré les épaules jusqu’aux oreilles, ont serré les genoux ensemble et ont tremblé à mesure que le jus piquant assaillait leurs langues.

Les deux garçons avaient aidé le chirurgien lorsqu’ils contournaient le Cap. Tous les fruits et légumes à bord s’étaient gâtés et plusieurs membres de l’équipage sont morts après que leurs gencives soient devenues noires et qu’ils aient perdu des dents à cause du manque de vitamine C. Les garçons devaient aider les hommes à boire leur propre urine pour arrêter l’infection et c’était assez pour les convaincre qu’il valait la peine de manger un citron tous les jours.

Dans la cale, ils pouvaient entendre les rats courir. Des barils d’eau et de rhum, des rouleaux de câbles pour les gréements, des caisses de thé, de farine et d’autres provisions remplissaient la cale. Simon et Miguel ont trouvé le porte-bouteille du capitaine et ont pris une bouteille de son meilleur vin. Ils ont flatté les chèvres qui bêlaient pitoyablement et puis ils se sont dirigés vers la cuisine.

C’était une journée magnifique et les garçons sont arrêtés pour regarder les aspirants de marine qui suivaient une leçon de navigation et les membres de l’équipage du navire qui nettoyaient le pont et qui tiraient sur les drisses pour monter les voiles. Ils ont couru de tribord à bâbord et se sont couvert les yeux pour se protéger du soleil qui les empêchait de voir les gabiers grimper le long des espars. Ils ont sauté lorsque le capitaine a marché sur le gaillard d’arrière et crié un ordre de changer le cap. Les marins ont rapidement obéi, enverguant au plus près du vent.

Simon et Miguel ont décidé de se retirer de la vue du capitaine et des autres officiers et ils sont retournés à la cuisine avec le vin. Ils sont soudainement arrêtés sur la planche d’embarquement quand ils ont entendu le maître d’équipage parler à monsieur Georges. De terribles images les montrant recevant des coups de fouet sur leurs dos nus les ont fait frémir alors qu’ils entraient dans leurs petits quartiers. Monsieur Georges a ri très fort parce qu’il savait exactement ce à quoi pensaient les garçons.

« Ce sont de bons garçons, Monsieur Brooks. Vous n’aurez jamais besoin de les discipliner. Ils font exactement ce que je leur demande – n’est-ce pas les gars? Le cuisinier lança un regard furieux vers les deux garçons qui tremblaient.

« OUI MONSIEUR! », ont-ils répondu à l’unisson.

« Bon alors! Allez chercher du bœuf salé pour monsieur Brooks et mettez un peu de mélasse dessus pour le sucrer un peu. » Monsieur Georges riait tout en brassant son ragoût.

Simon a regardé Miguel. Son ami avait un air endiablé que Simon a reconnu. « Oh non! » s’est-il dit.

« M. Brooks » a dit Miguel poliment. « Je peux vous donner une de deux parties de ce délicieux bœuf salé ou une des huit parties. Que préfériez-vous? »

Monsieur Brooks s’est gratté la tête. « Tu ne peux pas me tromper, moussaillon. Je sais que huit est un plus grand nombre que deux. Je veux prendre un huitième. Et dépêche-toi! »

« Oui. Oui. Monsieur. » Miguel a coupé le bœuf salé et a gardé une grande portion pour lui et Simon.

Le maître d’équipage est parti heureux, mais pas monsieur Georges. WHAP! Une grande cuillère de bois a frappé le dos de Miguel.

« Ouille! » Miguel a crié et Simon riait. « Pourquoi avez-vous fait ça? »

« Ne fais pas l’innocent avec monsieur Georges, jeune homme. Je connais mes chiffres. Tu es en défaillance ce soir et tu laveras toute la vaisselle tout seul. Si tu te plaints, je vais dire à M. Brooks que tu lui as joué un tour et ta peur du chat deviendra une réalité. Maintenant, sortez d’ici tous les deux. »

Les garçons sont remontés sur le pont pendant que Miguel frottait sa nouvelle blessure et soignait son amour propre. Cependant, en quelques minutes, les garçons avaient rejoint les aspirants de marine dans l’organisation d’une course contre les chèvres qui avaient été sorties de la cale. Les bêtes apeurées couraient sur le pont, poursuivies par des dizaines de garçons qui criaient, tous déterminés à battre les pauvres bêtes et les autres hommes. Les aspirants de marine venaient de terminer leurs leçons de nœuds et de calligraphie et ils avaient du temps libre avant le coucher du soleil.

Le navire avait jeté l’ancre pour la journée, l’eau était calme et le maître de voile leur avait dit qu’ils pouvaient se baigner dans l’eau froide du Pacifique Nord. Le pont était parsemé de hauts de forme chics, de longs manteaux bleu royal, de chemises à carreaux et rayées, de pantalons à pattes d’éléphants et de mi-bas. Les uniformes devenaient aussi lourds que le plomb lorsqu’ils étaient trempés. Donc, les garçons ont tout enlevé avant de plonger dans la mer.

Simon et Miguel se sentaient à l’écart. Ils étaient sous les ordres du capitaine et ils se sont donc délicatement approchés du gaillard d’arrière et ils ont demandé de parler au maître du navire. Il était occupé, mais il a pris une minute pour écouter les deux pauvres garçons qui le regardaient.

« S'il vous plaît, monsieur. Pouvons-nous joindre les aspirants de marine et aller nager. La mer est pleine de phoques, de marsouins et même d’épaulards. Nous avons récuré, frotté, gratté et poli toute la journée », ont-ils quémandé.

« D’accord, mais à une condition », dit le capitaine.

« Oui, Monsieur », ont dit les garçons en acquiesçant de la tête.

Le capitaine s’est penché au-dessus du rail et a regardé directement Simon dans les yeux.
« Promets-moi de ne jamais plus utiliser ma “tête”. »

La bouche de Simon s’est ouverte. « Bien entendu, monsieur. Je ne ferais jamais ça. Je le promets. »

Miguel s’est mis à rire et le visage de Simon est devenu aussi rouge que le soleil couchant.

Définitions provenant de l’histoire

INSTRUMENTS DE NAVIGATION :
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Télescope – un tube long et mince en cuir ou en verre contenant des lentilles spéciales qui facilitent l’observation d’objets à une grande distance.
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Sextant : instrument manuel qui mesure la hauteur du soleil à midi. Il était utilisé dans les premiers voiliers pour déterminer la position nord-sud du navire.

Cap : la direction du navire en mer.
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Boussole : petit appareil rond utilisé pour déterminer le cap du navire.

Journal de bord : journal quotidien à propos des événements à bord tels que les conditions de la mer, la profondeur de l’océan, le vent et le temps, le nombre de voiles sorties, le cap, les courants de l’océan et la vitesse.

Sablier : appareil qui détermine le temps par l’écoulement du sable.  Le mousse de cabine, ou personne de quart, tournait le sablier pour dire depuis combien de temps le navire naviguait dans une direction précise de boussole.
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« Un jour, je veux être quelque chose d’autre qu’un mousse de cabine », dit Simon en tenant le télescope.

« Moi aussi » a acquiescé Miguel. « Je crois que nous aurions l’air très officiel dans ces uniformes d’aspirants de marine. Et je veux marcher sur le gaillard d’arrière. »

« Ces gars-là sont tellement snobs. Mettons des charançons frais dans leur soupe ce soir. »

Les deux garçons ont ri.

Tête
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Tête – toilettes à la coque (avant) du navire. Les marins considéraient l’avant comme la tête, d’où le nom. On coupait des trous dans les planches du pont et on construisait un siège. La tête, ou les toilettes, n’était pas à l’abri des intempéries et il n’y avait pas d’intimité. Le papier hygiénique n’existait pas et les marins utilisaient un bout de câble épais défait comme une brosse douce (ou pas si douce). Elle pendait dans la mer et on la remontait au moment approprié.
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« Tu mens! », dit Miguel en montrant Simon du doigt.

« Non, je ne mens pas! », répondit le mousse de cabine.

Miguel a souri avec mépris, « Tu n’as pas besoin d’utiliser les toilettes du capitaine. Tu peux te balancer au-dessus de la proue comme tout le monde! »
« Non. Parfois, j’ai tellement envie que je n’ai pas le temps de me rendre à l’avant du navire », a tenté d’expliquer Simon.

« Tu aimes simplement le câble doux que le capitaine utilise au lieu du câble rugueux que nous devons tous utiliser », dit Miguel en riant.

« Ne lui dit pas, d’accord? », a plaidé Simon.

TATOUAGE

Les tatouages sont des marques permanentes sur le corps. Ils sont habituellement un dessin ou un symbole ayant une certaine pertinence pour la personne. Plus de quatre-vingt-dix pour cent des marins du dix-neuvième siècle portaient un tatouage.

« Est-ce que cela a fait mal? », a demandé Simon en passant son doigt sur le tatouage de Miguel.

« OUI! Cela a fait vraiment mal », dit Miguel clairement.

Le marteau à dents de requin est rentré dans ma poitrine et je pouvais sentir tous les coups. J’ai même saigné un peu. »

« Quand l’as-tu fait? », a demandé Simon.

« Cuba me manque. Je m’ennuie du grand lézard vert. Lorsqu’un marin traverse l’Atlantique, il reçoit un tatouage d’une ancre. S’il va en Chine, il reçoit un dragon. Cuba a la forme d’un lézard et ce tatouage me rappelle Cuba. »

FLAGELLATION
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Flagellation – les punitions étaient rapides et sévères sur les grands voiliers. Les marins trouvés coupables d’avoir volé, menti ou d’insubordination (répondre à un officier ou refuser un ordre) étaient déshabillés jusqu’à la taille, attachés à une grille et fouettés. Le maître d’équipage faisait respecter la discipline sur le navire et il utilisait un chat à neuf queues pour fouetter le contrevenant. Un chat à neuf queues était un fouet fait en déroulant la moitié d’un câble court, ce qui faisait « neuf queues » attachées au câble. Pour les infractions mineures, il y avait les « défaillances » (retourner), ce qui signifie qu’on punissait le marin qui avait enfreint le règlement en lui donnant des corvées supplémentaires pas très populaires comme laver les « têtes » ou le travail dans la cuisine.

« Tu ne peux pas le fouetter, matelot! C’est seulement un garçon. Tu vas lui ouvrir le dos avec ces neufs câbles et il va être cicatrisé pour la vie. »

« Eh bien! Maîtrisez-le Monsieur! Il fait partie de l’équipage et je vais l’attacher à la caisse de bois comme n’importe qui sur ce navire. » Le maître d’équipage avait levé son fouet devant le cuisinier.

OISEAU DE MALHEUR
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L’oiseau de malheur fait référence à une personne à bord d‘un navire qui apporte la malchance. Les marins étaient très superstitieux. Le craquement du navire de bois durant les nuits noires en mer et les bruits étranges des gréements lors de mauvais temps effrayaient les marins.

« Savais-tu que monsieur Georges avait vraiment voyagé avec un marin nommé Jonas. » Les yeux de Miguel sont devenus ronds comme des assiettes.

« Impossible Miguel. Ils ne laisseraient pas quelqu’un avec ce nom mettre pied sur un navire. Tu sais que ça porte malchance », dit Simon en hochant la tête.

« Eh bien! Va demander à monsieur Georges et traite-le de menteur. C’est de la malchance!!! », dit Miguel en riant de son ami.

Cloison de cabine
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Cloison – une séparation (en bois ou en toile) utilisée pour former des cabines ou des compartiments. La cloison fait référence aux côtés ou « murs » en bois du navire et aux poutres soutiens intérieurs.

« Pas de repas du midi pour toi moussaillon! », dit sérieusement monsieur Georges.

« Mais, Monsieur, j’ai tellllement faim! », répondit Simon en se plaignant.

Le cuisiner a attrapé le garçon par la chemise et il l’a retenu fermement contre le mur de bois du bateau. « Regarde. C’est vrai. Je te mesurais sur cette cloison. Tu grandis trop vite. Tu frappes presque ta tête sur la poutre du pont supérieur. »

« Pourquoi ont-ils bâti les ponts aussi bas?, dit-il d’une voix geignarde.

« Ces navires sont pour nos gros canons, pas pour les personnes! Tiens, tout ce que tu auras est un biscuit. Va-t-en. » Simon s’est frotté le ventre et est sorti de la coquerie en s’apitoyant sur son sort.

ÉQUIPAGE

Il y avait plusieurs postes à bord d’un grand voilier. Chaque poste avait son rôle et ses responsabilités ainsi que ses privilèges.

Amiral – responsable de plusieurs navires. Plusieurs navires travaillant ensemble composaient une flotte.
Capitaine – le supérieur à bord d’un navire. Il était chargé du bien-être du navire et des membres de l’équipage. C’était un emploi solitaire.
Lieutenant – le plus haut gradé des membres de l’équipage après le capitaine.
Officier – tout membre de l’équipage qui avait autorité sur les marins retourner
Aspirant de marine– jeunes officiers en formation qui pouvaient avoir seulement douze ans. retourner
Matelot – marins ou membres de l’équipage sous le rang d’officier qui effectuaient toutes les tâches requises pour naviguer un navire. Par exemple, le maître d’équipage avait des responsabilités précises telles que décrites dans l’histoire et cette annexe. Une partie de la formation d’un aspirant de marine comprenait l’art de l’écriture, appelé calligraphie, pour qu’il puisse préparer des documents officiels et rédiger des lettres.
Maître d’équipage – le gradé chargé de toutes les voiles, des gréements et de l’ancre. Il y avait vingt-cinq milles de câbles et plus de vingt voiles dans un voilier moyen. Parce qu’il avait un travail important, le maître d’équipage s’occupait également de la discipline sur le navire. retourner
Gabier – un matelot, ou marin, dont la responsabilité est de travailler sur les voiles et de se positionner sur les mâts et les bouts de vergue.
Mousse de cabine – essentiellement le serviteur des officiers. Comme les aspirants de marine, les mousses de cabine étaient jeunes, mais ils ne recevaient pas de formation pour être promus. Malgré les conditions difficiles, la vie des mousses de cabine était mieux que celle des orphelins ou des enfants de la rue des grandes villes.retourner
Poudrier – des garçons aussi jeunes que huit ans qui avaient la responsabilité de transporter la poudre aux canonniers durant les batailles.

Le chirurgien était un officier et le médecin du navire. Cependant, la plupart du temps ces hommes n’avaient aucune formation et ils ne faisaient que prodiguer les premiers soins (retourner). La liste du boucher (retourner) était la liste des blessés et des morts après une bataille.

Tout le monde sur le navire devait apprendre à faire des nœuds. Il y a des dizaines de nœuds ou de façons particulières de faire des nœuds. Cependant, il y a quatre catégories principales de nœuds marins :

  • Nœuds d’attache – amarrage d’une corde avec un autre objet
  • Nœuds de jonction – Amarrage de deux cordes ensemble
  • Épissure – réunion de deux cordes sans faire de nœuds
  • Nœuds – tout nœud qui n’est pas inclus dans les autres catégories.

Nourriture

Chaque marin sur un navire recevait par semaine approximativement sept livres de biscuits, sept gallons de bière, un demiard de vinaigre et de jus de citron, quatre livres de bœuf et deux livres de porc. Les officiers étaient chanceux, car grâce aux bovins, aux moutons, aux porcs, aux chèvres, aux poules et aux oies, ils pouvaient manger de la viande et des œufs frais aux repas.

Biscuits – faits de farine et de pain, ils étaient durs comme du caramel. Les asticots les aimaient et souvent chaque biscuit contenait des charançons de la taille d’un scarabée.
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Grog – rhum auquel on a ajouté de l’eau (une partie de rhum et trois parties d’eau. Les marins recevaient un verre de rhum deux fois par jour. Plus le rhum était fort, plus il durait longtemps. L’eau devenait verte, mais le rhum se gardait longtemps.
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Bœuf salé – exactement comme la description le dit sauf que le sel était comme de la poudre à canon et que le bœuf était tellement dur qu’il rebondissait sur le pont
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Mélasse – édulcorant naturel qui coûtait moins cher que le sucre.
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Lime – la lime procurait une bonne dose de vitamines nécessaires à la prévention de la maladie tant redoutée, le scorbut.

Scorbut – maladie redoutée en mer. Il était difficile de conserver la nourriture en mer et les fruits et légumes frais se gâtaient rapidement et ils étaient donc un luxe. Lorsqu’ils étaient longtemps en mer, les marins n’avaient pas ces aliments et ils souffraient d’un manque de vitamine C (acide ascorbique). Le signe le plus évident du scorbut était le noircissement, l’enflure et la spongiosité des gencives. Les gencives saignaient et les dents tombaient.
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Charançon – sorte de barbeau, gros et croustillant, qui vivait dans les grains et les biscuits des navires et qui aimait bien les manger.
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Monsieur Georges se parlait tout bas. « Personne ne m’apprécie. Tous les jours, je prépare des mets délicieux pour deux cents marins ingrats. Me remercient-ils? Non! M’apprécient-ils? » Le cuisinier frustré a enfoncé son couteau à découper dans la table de bois.

Il a continué à se parler. « Regarde ces somptueux biscuits. Je les ai faits de mes propres mains. J’essaie d’enlever les charançons. J’étends même de la mélasse pour les sucrer. Et ils se plaignent quand même. ‘Cela goûte les semelles’ s’est plaint un des hommes. Pas étonnant que je lui aie lancé mon chaudron. »

PARTIES DU NAVIRE
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Un navire était une structure très complexe. C’était une demeure mobile pour plus de deux cents hommes et on devait constamment effectuer des réparations à cause du vent et du mauvais temps.

Pont supérieur – formé par le gaillard d’avant (retourner) et le gaillard d’arrière et ouvert aux intempéries au milieu.

Gaillard d’avant – la partie à l’avant, ou proue, du navire. Plusieurs des voiles étaient contrôlées à partir de là et les marins aimaient relaxer sur cette partie du navire.

Gaillard d‘arrière – un pont surélevé près de l’arrière, ou poupe, du navire. Seulement les officiers et les aspirants de marine pouvaient circuler sur le gaillard d’arrière.
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Pont de dunette retourner– le pont ouvert le plus élevé du navire. Il se trouvait à l’extrémité de la poupe et il portait les pavillons de signalisation.

Ponts inférieurs – ponts couverts abritant les canons et les quartiers.
Pont intermédiaire – pont protégé des intempéries et où se trouvait la coquerie (cuisine et demeure de monsieur Georges).
Pont inférieur – emplacement des canons et des quartiers.
Faux pont – entrepôt pour la nourriture et quartiers des aspirants de marine et du chirurgien.
Cale – entrepôt géant au fond du navire.

Note : la cabine du capitaine (retourner) se trouvait immédiatement sous le gaillard d’arrière et était utilisée comme grande cabine pour dormir, pour manger et pour recevoir les officiers.

Mât d’artimon – un des trois mâts qui tenaient les voiles (le mât de misaine, le mât principal et le mât d’artimon). Le mât d’artimon se trouvait à l’arrière (proue) du navire.retourner

Enverguer au plus près du vent : enverguer signifie attacher une voile pour qu’elle puisse être utilisée pour naviguer. Au plus près du vent signifie l'allure d'un voilier lorsqu'il louvoie et que sa route se rapproche le plus possible de celle du vent.
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Bordée – le terme est généralement utilisé lors des batailles en mer pour parler d’une situation dans laquelle un navire peut pointer et tirer tous ses canons sur un côté. Plus on pointait de canons vers un adversaire, plus grandes étaient les chances de gagner la bataille.
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Cabestan – un grand treuil en forme de baril que les membres d’équipage tournaient à la main pour lever des poids comme l’ancre.
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Drisse – cordes utilisées pour hisser les voiles.
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Espars – les espars sont des poteaux en bois qui sont à angle droit avec les mats. Les espars tiennent les voiles en place. Un bout de vergue est un espar utilisé pour les voiles carrées.
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Grès – utilisé pour polir les ponts à quatre pattes. On utilise des blocs de grès environ de la taille et de la forme de bibles. Ils rendaient les ponts propres, brillants et presque blancs.
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Quart du matin

Sur un navire, la journée est divisée en six « quarts » de quatre heures. Un marin était en poste pendant quatre heures et se reposait pendant quatre heures. Les heures de changement de quart étaient à minuit, quatre heures, huit heures, midi, seize heures et vingt heures. Le quart du matin est de quatre heures à huit heures.

Planche d’embarquement – plateforme amovible permettant aux passagers de monter à bord du navire.
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Cabillot – il y avait plusieurs cabillots sur un voilier. Ils étaient situés sur tous les ponts pour attacher les cordes et les gréements. Ils étaient habituellement effilés pour entrer dans des fentes particulières le long de la rampe
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Blocs – on utilisait les blocs de bois en tant que poulies afin de faciliter le transport d’objets lourds, tels que des barils, hors de la cale.
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« J’en ai assez de courir partout sur ce bateau », a dit Simon à Miguel en se plaignant. « Tu restes dans la coquerie, mais je dois faire des courses et faire tout ce que le capitaine me dit de faire. La tête, le gaillard d’avant, l’embelle, le pont de dunette, le pont supérieur, le pont intermédiaire, le pont inférieur, le faux pont, la cale et même la marche entre la coque et la cloison. Pas surprenant que je sois maigre. »

« Eh Simon ! As-tu vu des rats dernièrement? », a demandé Miguel en ignorant son ami qui se plaignait.

Simon a haussé les épaules. « La cale en est pleine. Ils mangent tous les biscuits. »

« Va m’en chercher un. Ces aspirants de marine m’ont appelé un ‘mulatto cubain’. Ils peuvent m’insulter, mais pas mon long lézard vert, mon Cuba. Je vais mettre un rat mort dans leurs hamacs ce soir. »
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Vêtements
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Les vêtements étaient fonctionnels et variaient selon le rang. Les officiers portaient des uniformes et les matelots portaient des pantalons et des chemises amples. Il n’y avait pas de distinction entre le pied droit et le pied gauche pour les chaussures et les pantalons n’avaient pas de poches.

Chemises – les chemises étaient faites de chanvre et elles étaient assez serrées autour des épaules. Les marins apportaient ou achetaient leur propre tissu d’où la diversité des chemises à rayures, de couleurs et à carreaux.

Manteaux – les manteaux étaient de propriété personnelle et plus riche était un officier, plus le manteau était de qualité. Cependant, ils devenaient extrêmement lourds lorsqu’ils étaient trempés.
Pantalon – les marins portaient un pantalon fait de n’importe quel tissu, dont le chanvre ou de toile de voile. Les pantalons des officiers étaient plus formels et serrés.
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Hamac -  lit suspendu de tissu ou de toile ayant des cordes attachées à chaque extrémité. Ils mesurent habituellement trois pieds de large sur six pieds de long. Ils étaient suspendus au-dessus des canons la nuit et il n’y avait pas plus de quatorze pouces entre les hamacs. Il va sans dire que les ponts inférieurs devenaient malodorants et sales considérant le nombre d’hommes qui couchaient si près les uns des autres. Cependant, il y avait un côté positif au manque d’espace, avec le mouvement des navires, les hamacs suivaient le même mouvement, ce qui les empêchait de se frapper les uns les autres la nuit.
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« Monsieur, je déteste ce pantalon », a dit Miguel en tirant sur son pantalon.

« Arrête de te plaindre. Ce sont les seuls vêtements que tu portes, garnement! »

« Mais il me frotte la peau et il m’irrite les jambes et le derrière. »

« Tiens, mets cette graisse sur ‘ta peau sensible’ et retourne au travail! »

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