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Cet extrait décrit les événements d’avril 1792 dans la région du détroit de Juan de Fuca.
(* Le « f » utilisé par les écrivains du 18e siècle a été remplacé ici par un « s ».)

« M. Dalyrymple nous informe que l’on prétend que les Espagnols ont récemment trouvé une entrée à la latitude 47° 45′ nord,  qui dans un parcours de 27 jours les a amenés dans les environs de la baie d’Hudson. Cette latitude correspond exactement à l’ancien point de Jean de Fuca, le pilote grec, en 1592. » Ce passage pourrait être à seulement dix milles de nous; et un autre passage, que M. Meares et d’autres commerçants ont visité sur la côte, n’était pas plus qu’à une distance de vingt lieux. Nous avons été extrêmement chanceux par la présence de vents favorables qui nous ont accompagnés le long de la côte et à cause de leur absence dans cette jonction, nous attendons leur retour avec impatience. Notre impatience était cependant de courte durée, car à trois heures en ce dimanche matin du 29, nous avons été gâtés par une brise plaisante avec laquelle, à l’aurore, nous avons pesé et attendu le long de la côte du nord-ouest. Alors que nous étions ancrés, nous avons trouvé un courant constant, sans intermission, en ligne avec la côte vers le nord, à une vitesse uniforme de près d’une ligue l’heure. Depuis que nous avons passé le cap Orford, nous avons été régulièrement affectés et poussés de dix à vingt milles par jour plus loin que prévu.

À quatre heures, une voile a été aperçue à l’ouest sur le bord de la rive. C’était toute une nouveauté, car nous n’avons vu aucun navire outre notre navire de conserve depuis les huit derniers mois. Il semble porter les couleurs américaines et il a tiré du côté du vent. À six heures, nous sommes entrés en communication. Il s’est avéré être le navire Columbia, commandé par M. Robert Gray, appartenant à Boston, d’où il était absent depuis dix-neuf mois. … Je désirais monter à bord, et j’ai envoyé M. Puget et M. Menzies à bord pour obtenir de l’information qui serait utile dans nos opérations futures.

La montagne la plus remarquable que nous avons vue sur la côte de la Nouvelle-Albion se présentait maintenant. Son sommet, couvert de neige éternelle, était divisé en une élégante fourche double et s’élevait bien en évidence d’une base de hautes montagnes habillées de la même manière, qui devenaient graduellement des collines d’une hauteur modérée. »

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